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Chaîne du Livre
| Généralités |
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| L’arrivée du livre numérique pose pour certains la question de la survie du livre tel qu’il existe depuis plusieurs centaines d’années. Il a encore de beaux jours devant lui, mais celui qui tient la plume et la souris doit connaître l’état des lieux afin de s’organiser en conséquence pour ce qui est de la création et des mutations en termes de droits et de revenus qui pourraient en découler. Nous répondrons prochainement ici à ces questions. |
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Nous considérerons qu’il n’est pas vraiment possible de parler de « livre » pour un texte qui n’existe que sous la forme électronique. Ici, comme ailleurs, nous nous en tiendrons au livre papier qui a encore, en dépit des pessimistes, de belles années devant lui.
La chaîne du livre est l’ensemble des opérations qui président à la vie du livre. Pour qu’un livre existe, il faut qu’il soit écrit, fabriqué, mis à la disposition du public. « Mis à la disposition du public » signifie vendu, donné, ou accessible dans une bibliothèque. La chaîne du livre comprend donc trois grandes phases : rédactionnel, fabrication, vente. Pour être complet, il faudrait ajouter que le livre doit être lu et qu’il est parfois détruit, ayant été lu ou non. Ces deux derniers points seront étudiés ailleurs.
En détaillant, nous obtenons les phases suivantes :
- Écriture.
- Maquette.
- Fabrication.
- Distribution & diffusion.
- Promotion.
- Vente.
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| Ecriture |
Commençons par le cas de figure le plus simple. L’auteur écrit. Il signe un contrat avec un éditeur qui fabrique le livre et le vend aux libraires lequel le vend aux lecteurs. Nous laissons de côté le compte d’auteur et l’autoédition. L’auteur fournit à l’éditeur une version papier et une version électronique. La situation du rédactionnel peut se présenter d’une façon plus complexe pour les raison suivantes :
- Il y a plusieurs auteurs.
- L’éditeur intervient dans la rédaction.
- Présence d’illustrations, schémas, cartes.
Il y a plusieurs auteurs
Sur ce point, il importe de bien distinguer l’œuvre collective de l’œuvre de collaboration. Cette distinction est très importante sur le plan juridique puisque que le forfait est autorisé dans le premier cas et non dans le second. Se reporter à « Œuvre collective ».
L’éditeur se mêle de la rédaction
Il faut distinguer les envois spontanés et les commandes. L’éditeur peut intervenir dans la rédaction de plusieurs manières. Quand il s’agit d’une commande, il impose le titre, le contenu, le nombre de signes, la maquette, la tonalité. Ainsi, il peut faire récrire un ouvrage de vulgarisation parce que la première rédaction est insuffisamment grand public. Même quand il ne s’agit pas d’une commande, l’éditeur peut demander des modifications pour différentes raisons y compris une autocensure. Dans les grandes maisons, les services juridiques font supprimer ce qui pourrait entraîner une assignation en justice (diffamation, propos racistes, etc.). Pour ce qui est de la fiction, les demandes de modifications sont, beaucoup plus souvent qu’on ne le sait, fréquentes et importantes. Elles sont souvent judicieuse.
Présence d’illustrations
Les illustrations, schémas, cartes peuvent être fournis par l’auteur. Ils peuvent aussi relever des services de l’éditeur. Ce dernier peut faire appel à un iconographe. |
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| Maquette |
On demande à l’auteur de fournir la saisie (c'est-à-dire la frappe sur un traitement de texte). Il ne fournit pas la composition, la maquette. La maquette est la saisie à laquelle l’éditeur, ou son sous-traitant, a ajouté de nombreux éléments pour que l’on arrive à ce qui sera la page imprimée (mise en page, choix du corps, du caractère, divers choix). Tout ce qui s’ajoute à la saisie relève de l’éditeur et c’est là qu’il va pouvoir faire preuve de son professionnalisme. Deux points nets :
• Un éditeur qui demande à un auteur de fournir une maquette prête à l’emploi n’est pas un éditeur sérieux.
• Il n’est pas judicieux pour un auteur qui propose un manuscrit de fournir un texte déjà maquetté ou, ce qui est pire, maquetté selon les normes de l’éditeur sollicité. Encore pire, l’envoi d’un livre déjà fabriqué. L’éditeur (sérieux) n’aime pas être dépossédé de ce qui constitue un domaine important de son métier.
Autrefois, l’éditeur remettait à l’imprimeur une copie. Le mot « copie » désigne le tapuscrit remis par l’auteur auquel ont été ajoutées par l’éditeur toutes les indications nécessaires à l’établissement de la page imprimée. Aujourd’hui, l’éditeur n’envoie plus qu’un fichier numérique en pdf (qui, en principe, ne peut pas « bouger »). |
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| Fabrication |
| La fabrication comporte l’impression proprement dite et le façonnage (opération consistant à assembler les pages et à y ajouter une couverture). Les techniques d’impression ont été profondément modifiées par l’évolution des techniques et surtout par l’apparition de l’impression numérique. Se reporter sur ce point à « Impression ». |
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| Distribution et diffusion |
Nous nous limitons ici au livre papier. Le livre fabriqué, il faut le vendre. Les domaines concernés sont :
- La distribution.
- La diffusion.
- La promotion.
La vente des exemplaires papier peut se faire sur un site ou chez un libraire. Pour la vente en librairie, il importe de bien distinguer la distribution et la diffusion.
La distribution concerne le hard pour ceux qui aiment les anglicismes : stockage, offices, commandes, expédition, gestion des retours, factures. La diffusion se rapporte à la visite aux libraires ou aux grandes surfaces par des représentants pour leur proposer les nouveaux titres ou de réassortir pour les anciens titres.
Ces deux domaines peuvent être regroupés dans une même structure, chez un distributeur-diffuseur donc, mais ils peuvent être séparés. Un éditeur peut, par exemple, conserver par devers soi la diffusion pour qu’elle soit plus personnalisée. Il peut aussi déléguer à un distributeur les deux opérations pour la province, mais les garder pour Paris et la région parisienne. La distribution tend à être regroupée dans quelques grands groupes.
Sur cette question de la chaîne du livre, se reporter sur le site « Envie d’écrire » à l’exposé du professeur Bertrand Legendre. Cliquer sur <envie d’ecrire.com/comprendre-chaîne-du-livre>. Le schéma ci-dessous s’inspire directement de celui proposé par le professeur Legendre. Autrefois, la distribution et la diffusion dépendaient de l’éditeur lui-même. Cette situation étant devenue rare, nous suivons le professeur Legendre et mettant la distribution et la diffusion en dehors de l’espace « Éditeur ». Nous avons seulement ajouté quelques éléments dans la partie commerciale dont la promotion et le pilon. |
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